Nouvel article « Ephémérides »
// Zoom // Cinema
Lee Chang-dong
http://www.rhizomefrk.com/index.php?page=2&act=EPHEMERIDES

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Lee Chang-dong
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(Livre)
Actes Sud
Coll. Domaine coréen
2002, 232 p., 18.9 euros
ISBN : 2742738142

Une visite guidée de Séoul : Après une présentation de la ville, de son histoire, de ses quartiers, de ses (rares) monuments et des lieux où flâner, faire des courses, dîner, prendre un verre, on entre dans la partie littéraire de l’ouvrage. Les nouvelles, poèmes et récits proposés dans ce recueil sont signés des meilleurs écrivains contemporains et marqués par les thèmes de l’urbanisation sauvage, la difficulté de trouver un logement, la spéculation, l’horreur de l’anonymat, la désagrégation de la cellule familiale… Il sont traduits du coréen par Patrick Maurus, Ch’oe Yun et Ki Min-Mong. Malgré tout, l’appartenance à la capitale suscite une certaine fierté et cimente une identité particulière, dont les écrivains se font l’écho.
« Aux yeux d’un Occidental, Séoul n’est ni une ville de charme ni un haut lieu du tourisme, ni une de ces métropoles modernes que le cinéma ou les livres de voyage nous ont préalablement rendues familières. La langue qu’on y parle, et qui s’inscrit sur ses enseignes, nous est énigmatique. La ville expose quelques richesses, mais en dissimule bien d’autres. Pour découvrir Séoul, pour la comprendre, il vaut mieux user de ce singulier sauf-conduit : la littérature. Telle est la voie qu’adopte ce « Passeport ». A mi-chemin entre guide de voyage et anthologie littéraire, le visiteur y trouvera autant d’informations subjectives que de renseignements d’ordre pratique. Dire Séoul, la raconter, c’est d’abord évoquer, par le poème, par la nouvelle, les sentiments mêlés que suscitent le gigantisme urbain, le dynamisme immobilier et démographique, la cherté de la vie. Mais c’est aussi décrire les échappatoires, les pratiques sociales ou religieuses, l’évolution des relations hommes-femmes. Révéler, donc, dans les interstices de la promenade touristique, cette vérité immatérielle : comment les Séouliens vivent leur ville. » (présentation de l’éditeur)
« L’approche est subjective – y compris celle de Patrick Maurus qui, dans une introduction en forme de promenade, évite l’écueil de l’énumération pour inciter à la déambulation anthropologique. Il n’y a pas de vraie Séoul à découvrir derrière un gratte-ciel, écrit-il : Séoul est gigantesque et ce gigantisme fait partie de son identité, mais « il y a à la fois dans Séoul une agglomération et une cité ». La première est tentaculaire, la seconde, dont le plan est caché, parfois effacé par la « rage bétonneuse », est à retrouver au fil des pas. Comme Tokyo, cette ville en perpétuel changement, se vit dans le détail, dans les failles, dans les interstices, dans ce constant passage de l’intime du quartier à l’anonymat de la mégalopole. Aux évocations du Séoul historique, et notamment un beau texte des années 1920 de Hyon Chin-gon sur l’alcool, s’ajoutent ceux d’écrivains contemporains dont plusieurs romancières, comme Ch’oe Yun qui offre une jolie promenade dans les ruelles de l’enfance, et des poèmes de Ch’oe Sungho qui a fait de Séoul une source de mythologie urbaine. » (extrait d’un article de Philippe Pons , Le Monde, 30 mai 2002 ).
le Comité régional d’Ile-de-France
de l’Association d’amitié franco-coréenne (AAFC)
présente
VISAGES DE LA CORÉE
à la Maison des associations du 16ème arrondissement,
14 avenue René Boyles – Paris
du 11 au 29 janvier 2010
Exposition « Aperçus coréens »,
photos sur la vie quotidienne en Corée du Nord
réalisées par Alain Noguès, photo-journaliste, co-fondateur de l’agence Sygma
Vernissage le jeudi 14 janvier à 18h30 autour d’une dégustation de spécialités coréennes.
Trois conférences prévues dans le cadre de l’exposition :
Jeudi 14 janvier à 20h00,
« Littérature et division : la Corée et ses héros défigurés »
par Patrick Maurus,
responsable du coréen à l’INALCO (Institut national des langues et civilisations orientales),
ancien conseiller culturel à Séoul (Corée du Sud)
Jeudi 21 janvier à 18h30
« La frontière entre les deux Corée »
par Valérie Gelézeau,
géographe, maître de conférences à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales)
Jeudi 28 janvier à 20h00
« Le football coréen et la Coupe du monde 2010 »
par Simon Besse,
rédacteur du site footcoreen.com
Quel avenir pour la Corée et son identité ? Cette question est évoquée au travers d’une dizaine de films et d’une table ronde animée par des spécialistes.
TABLE RONDE – durée : 2h00
Animée par Sylvain Bourmeau, journaliste à France Culture.
Alain Delissen (directeur adjoint du Centre de recherches sur la Corée, EHESS),
Valérie Gelézeau (géographe spécialiste de la Corée),
Adrien Gombeaud (critique spécialiste du cinéma coréen) (sous réserve),
Patrick Maurus (directeur du Centre de recherches indépendantes sur la Corée).
Fière d’une identité culturelle riche et ancienne, la Corée a pourtant vu celle-ci profondément menacée au cours du XXe siècle, avec la colonisation japonaise et la guerre qui a déchiré le pays. Au Sud, la présence américaine et l’influence japonaise ont imprégné la culture du peuple. Au Nord, la sévérité du régime communiste a entretenu la fiction d’une identité vidée de son contenu et organisée autour des dirigeants Kim. Au Nord, c’est la pérennité du régime qui est en cause, sa capacité à évoluer et à maintenir ses alliances et son poids militaire. Au Sud, c’est le nouveau défi de l’immigration et les problèmes démographiques qui bouleversent l’homogénéité ethnique. Tout cela fait, aujourd’hui, de la Corée l’une des zones du monde dont l’avenir est à la fois le plus incertain et le plus riche de possibilités. Si la question de la division du pays occupe depuis longtemps le cinéma coréen, celle, nouvelle, des récents flux migratoires intéresse la très jeune génération des réalisateurs coréens, encore inconnue en Occident. C’est le moment de saisir au vol ce phénomène, d’explorer le jeune cinéma coréen inédit et de découvrir une société en plein bouleversement, dont les valeurs les plus profondes sont mises en cause.
En partenariat avec France Culture
samedi 6 février à 15h30
VOIR LE PROGRAMME